lundi 14 juin 2010

Francis Cabrel




Cinquième et dernier extrait d'un Concert de Francis Cabrel nommé "D'une ombre à l'autre".









Depuis le temps que je patiente
Dans cette chambre noire
J'entends qu'on s'amuse et qu'on chante
Au bout du couloir;
Quelqu'un a touche le verrou
Et j'ai plonge vers le grand jour
J'ai vu les fanfares, les barrières
Et les gens autour

Dans les premiers moments j'ai cru
Qu'il fallait seulement se défendre
Mais cette place est sans issue
Je commence a comprendre
Ils ont referme derrière moi
Ils ont eu peur que je recule
Je vais bien finir par l'avoir
Cette danseuse ridicule...

Est-ce que ce monde est sérieux ?

Andalousie je me souviens
Les prairies bordées de cactus
Je ne vais pas trembler devant
Ce pantin, ce minus !
Je vais l'attraper, lui et son chapeau
Les faire tourner comme un soleil
Ce soir la femme du torero
Dormira sur ses deux oreilles

Est-ce que ce monde est sérieux ?

J'en ai poursuivi des fantômes
Presque touche leurs ballerines
Ils ont frappe fort dans mon cou
Pour que je m'incline
Ils sortent d'or ces acrobates
Avec leurs costumes de papier ?
J'ai jamais appris a me battre
Contres des poupées

Sentir le sable sous ma tête
C'est fou comme ca peut faire du bien
J'ai pris pour que tout s'arrête
Andalousie je me souviens
Je les entends rire comme je râle
Je les vois danser comme je succombe
Je ne pensais pas qu'on puisse autant
S'amuser autour d'une tombe

Est-ce que ce monde est sérieux ?
Est-ce que ce monde est sérieux ?...

Si, si hombre, hombre
Baila baila
Hay que bailar de nuevo
Y mataremos otros
Otras vidas, otros toros
Y mataremos otros
Venga, venga
Venga, venga a bailar





Mon enfant, nue sur les galets,
Le vent dans tes cheveux défaits,
Comme un printemps sur mon trajet,
Un diamant tombé d'un coffret.

Seule la lumière pourrait
Défaire nos repères secrets
Ou mes doigts pris sur tes poignets,
Je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai...

Quoi que tu fasses, l'amour est partout ou tu regardes
Dans les moindres recoins de l'espace,
Dans le moindre rêve ou tu t'attardes
L'amour, comme s'il en pleuvait,
Nu sur les galets...

Le ciel prétend qu'il te connaît
Il est si beau c'est sûrement vrai.
Lui qui s'approche jamais
Je l'ai vu pris dans tes filets.

Le monde a tellement de regrets
Tellement de choses qu'on promet.
Une seule pour laquelle je suis fait
Je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai...

Quoi que tu fasses, l'amour est partout ou tu regardes,
Dans les moindres recoins de l'espace,
Dans le moindre rêve ou tu t'attardes.
L'amour, comme s'il en pleuvait,
Nu sur les galets...

On s'envolera du même quai
Les yeux dans les mêmes reflets,
Pour cette vie et celle d'après
Tu seras mon unique projet.

Je m'en irai poser tes portraits
A tous les plafonds de tous les palais,
Sur tous les murs que je trouverai
Et juste en-dessous j'écrirai

Que seule la lumière pourrait...

Et mes doigts pris sur tes poignets,
Je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai






Le vent fera craquer les branches
La brume viendra dans sa robe blanche
Il y aura des feuilles partout
Couchées sur les cailloux
Octobre tiendra sa revanche

Le soleil sortira a peine
Nos corps se cacheront sous des bouts de laine
Perdue dans tes foulards
Tu croiseras le soir
Octobre endormi aux fontaines

Il y aura certainement,
Sur les tables en fer blanc
Quelques vases vides qui traînent
Et les nuages pris aux antennes
Je t'offrirai des fleurs
Et des nappes en couleurs
Pour ne pas qu'octobre nous prenne

On ira tout en haut des collines
Regarder tout ce qu'octobre illumine
Mes mains sur tes cheveux
Des écharpes pour deux
Devant le monde qui s'incline

Certainement appuyés sur des bancs
Il y aura quelques hommes qui se souviennent
(De l'été)
Et les nuages pris aux antennes
Je t'offrirai des fleurs
Et des nappes en couleurs
Pour ne pas qu'octobre nous prenne

Et sans doute on verra apparaître
Quelques dessins sur la buée des fenêtres
Vous, vous jouerez dehors
Comme des enfants du Nord
Octobre restera peut-être (bis)






Si c'est vrai qu'il y a des gens qui s'aiment
Si les enfants sont tous les mêmes
Alors il faudra leur dire
C'est comme des parfums qu'on respire
Juste un regard
Facile à faire
Un peu plus d'amour que d'ordinaire

Puisqu'on vit dans la même lumière
Même s'il y a des couleurs qu'ils préfèrent
Nous on voudrait leur dire
C'est comme des parfums qu'on respire
Juste un regard
Facile à faire
Un peu plus d'amour que d'ordinaire

Juste un peu plus d'amour encore
Pour moins de larmes
Pour moins de vide
Pour moins d'hiver
Puisqu'on vit dans les creux d'un rêve
Avant que leurs mains ne touchent nos lèvres
Nous on voudrait leur dire
Les mots qu'on reçoit
C'est comme des parfums qu'on respire
Il faudra leur dire
Facile à faire
Un peu plus d'amour que d'ordinaire

Si c'est vrai qu'il y a des gens qui s'aiment
Si les enfants sont tous les mêmes
Alors... il faudra leur dire
Les mots qu'on reçoit
C'est comme des parfums qu'on respire
Il faudra leur dire
Facile à faire




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