Pluie
Sous une pluie douce
Je buvais un café froid et sur
Sur une chaise en acier
Dont le rouge trahissait les traits
L’encre. Ou l’encens
De ma plume aurait aimé
Se dissoudre dans cette marée vernale
Le désir était fort
Plus fort que tout
De partir
D’aller a la rencontre
Des rues qui puent la pisse
Des odeurs fétides
Des endroits aux allures absurdes
Des femmes rabâches
Aux infernales idéations
Qui vous jettent idiot
Dans la folle danse du plaisir
De me soumettre
Enfin
Comme une femme soumise
Pour satisfaire son désir
Inavouable
Aux vagues solaires
De cette chaotique
Nature
Retrouver les premiers goûts
Mièvres
De l’instinct perdu
Passer…
Il ne reste désormais
Que peu de temps
Pour se finir
Rouler a toute allure
Sur la route noire
De la vie
En croyant voir
A peine
Les corps en silhouettes
Effilées
Sans que l’âme une seconde
Ne se grince
Devant chaque sentiment
Qui affère
Dans les afféteries
Des contradictions
L’enfer ne sera plus
L’enfer
Les flammes de l’incertitude
Qui me consument
S’étouffent
Les flammes
Qui monte des fonds
De l’être
Sourdes
Sont elles
Les flammes
Qu’on porte
Dans cet amène océan
De l’amertume
Lourd
Ainsi devient l’être
Dans cette existence
Acouphène
La ou Bêtise
Si nous nous croyons un instant
Libres ou esclaves
Nous resterons toujours
Esclave de notre esclavage
Ou de notre liberté
Même si de croyant
On blasphème la foi
Même si du fou
On se fait l’ami fidèle
De la Sagesse
Même si on accepte tout
Ce qui se fait sourdire du d’hors
Image
Couleur
Son
Odeur
Nous resterons toujours
Esclave de notre goût
Ce que j’aime
Je ne l’aimerais jamais !